« 2005-09 | Page d'accueil | 2005-11 »

29.10.2005

Des petites choses, douces et bien sympathiques

J’ai retrouvé mon amie Alice aux halles. Nous nous sommes empressées de quitter le lieu bondé du samedi après-midi pour nous poser tranquillement dans le marais devant un cappuccino. Après avoir papoté comme des mémés nous avons marché vers la galerie pour le vernissage (je voulais voir le Felix Gonzales-Torres). En chemin, on est tombé sur une boutique de lingeries féminines sur lesquelles on a commencé à s’extasier, et Alice m’a fait remarquer que le petit canard vibreur dans la vitrine était vraiment mignon. La vendeuse, une petite lesbienne trop belle, s’est mise à nous expliquer l’origine des tissus et nous a invité à rentrer (c’était inutile de me le demander deux fois). Je ne savais pas qu’il existait du tissu en hêtre synthétique… Passionnant. En attendant, sa coupe de cheveux à elle lui allait à merveille.

En entrant, nous avons remarqué, Alice et moi, qu’il y avait une salle au sous-sol pleine de couleurs et de jouets. Tels des enfants nous sommes descendues en faisant beaucoup de bruit et des "oohhh… aahhh… regarde ça !!". Des sex-toys tous aussi beaux et design les uns que les autres :

Des petites chenilles coquines…

medium_chenille.jpg


Des petits canards coquins…
medium_canard.jpg


Des petits vers de terre…
medium_vibro_bleu.jpg


Des boules de geisha…
medium_geshaballs.jpg


Alice (aux pays des merveilles) et moi nous sommes félicitées d’avoir trouvé cette malle géante aux trésors (autant pour faire des petits cadeaux aux copines que pour nous toutes seules…). Et on est partie vers la galerie tout en parlant de masturbation féminine…

On se disait que ce genre de magasin tenu par des femmes et non glauque était vraiment bienvenu. Parce que Pigalle et leurs vendeurs aux regards louches et aux ventres bedonnants, ça ne donne pas une idée glamour du plaisir…
Je n’utilise pas systématiquement d’accessoires quand je me touche, même pas souvent. Le clitoris étant le petit bouton unique et magique. Il est mon grand chouchou et j’y prends grand soin. Mes doigts me suffisent, mais parfois le jet de la douche prend agréablement le relais… Mais les sex-toys (surtout ce genre d’objets bien étudiés), de temps en temps, c’est plus que salutaire. Et c’est encore mieux quand notre partenaire veut bien jouer avec nous…

D’ailleurs, en parlant de ça…
medium_vibro_rose.jpg


DOLLHOUSE "Jeux de filles"
24 rue du Roi de Sicile
75004 Paris

01.10.2005

Julye et l’électricien

medium_electricite.gif


Julye a bien commencé sa rentrée : elle n’a plus d’eau chaude. C’est un problème électrique. Face au silence de son propriétaire elle décide d’appeler elle-même un électricien. Celui-ci doit arriver vers 12h ou 13h et se présente tranquillement dans la soirée.

Julye lui demande s’il n’est pas trop tard pour travailler, elle n’a plus d’eau chaude depuis trois semaines maintenant et voudrait que ce soit réparer ce soir. Il lui répond que pour une fille aussi jolie qu’elle, il veut bien rester toute la nuit et que, au pire, ça n’est pas grave, elle pourra toujours prendre des douches chez lui…

Julye n’est forcément pas à son aise, elle est seule avec le gars en question, et comme la plupart des filles de son âge, elle évite seulement de le contrarier (au cas où). Le grossier personnage, un mixe entre Patrick Sébastien et Jean Lefèvre, en plus avarié, essaye subvertissent de la toucher dès qu’il passe derrière elle. En vérifiant son cumulus, dans la salle de bain, il se permet de faire un inventaire de tout le maquillage en disant qu’il y a de belles couleurs et que justement : "Je parie que ça vous va bien le vert !"

Il continue dans le même sens : "Faudrait bien que votre petit ami vous aide pour réparer", voyez comme il essaye subtilement de se prendre pour Sherlock Holmes ou Columbo. Julye, qui est célibataire, et qui voudrait qu’il se taise, lui répond que son petit ami est en Italie. L’électricien continue dans sa performance en affirmant que les italiens sont tous des lopettes de toute façon. Et qu’en plus, ce ne sont pas des bons coups (style, lui est un coup comme on en fait plus… c’est important d’avoir un peu d’ego). Mais Julye ne relève toujours pas parce que trop besoin d’eau chaude…

Il lui demande ensuite ce qu’elle fait dans la vie, elle répond qu’elle fait une école de communication culturelle et artistique. Il continue de s’enfoncer dans son insipide discernement: "C’est bien ça, en plus vous avez le musée grevin juste à côté" (dit tout à fait sérieusement).

La facture tombe, pas moins de 500€ pour changer cinq boîtiers à fusible et dix minutes de boulo ("Mais si vous voulez vous me payer en liquide c’est 450€, au lieu de 500€ en chèque").
Il fait un dernier test le doigt sur le disjoncteur et demande à Julye de vérifier si tout fonctionne bien, dès qu’elle allume une lampe le disjoncteur saute, mais elle peut voir qu’il a le doigt dessus… Il lui dit qu’il faut changer le disjoncteur, que ça coûtera 300€ de plus mais qu’il peut le faire à 100€ si elle le paye de suite en liquide, sinon ça risque de disjoncter tout le temps… Julye n’a pas d’argent… Il répond que finalement ça tiendra, que le disjoncteur est plutôt neuf et que ça ira comme ça.

Il s’assoit sur le canapé près de Julye, en appuyant son genou sur le sien, l’air de rien…

"Est-ce que ça vous dérangerez pas que je vous rappelle"

"Vous savez moi j’m'appelle Renald, mais si mon tel est toujours masqué faut pas s’inquiéter…"

La sonnerie de son portable retentie, c’est Beyonce (la sonnerie of course), il répond à son patron qu’il n’a pas fini là et qu’il est en compagnie d’une charmante jeune fille et qu’il faudrait plus souvent l’envoyer sur des coups comme ça…

Julye rempli le chèque pendant qu’il continue à discuter tout seul:

"Est-ce que ça vous dérange si je vous appelle ?"

"Je n’ai jamais vu une fille aussi charmante que vous…"

Son regard lubrique parle surtout à ses seins (Il est bon de noter que Julye n’avait pas pris une douche de la journée, parce que eau froide, qu’elle portait un vieux pantalon noir et un marcel, n’était pas maquillée ni coiffée, et n’avait même pas mis de deo sous les bras…).

Finalement elle s’en débarrasse en donnant un faux numéro et en le jetant dehors au bout d’une demi-heure :
"Vous êtes vraiment très belle, j’ai hâte qu’on se revoit… Je vous appelle, promis !" (comme si elle n’attendait que ça). Et il part en lui faisant la bise, en la prenant par la taille.

Elle s’est ensuite barricadée chez elle.
Mais elle a de l’eau chaude depuis…