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27.03.2006
Ma virginité

J’étais censée ne pas faire l’amour avant le mariage (éducation catho oblige). Je devais rester "pure" pour le futur garçon qui m’épouserait.
Entre ce que me disaient mes parents, ma famille ou ma prof de caté et la réalité de la vie et des hommes il y avait une sacré marge.
Déjà les trois quarts des garçons que je connaissais avaient déjà eu des relations intimes. Donc, mathématiquement parlant, je m’étais dit que ça n’allait pas être facile de trouver l’homme que j’aime, l’homme qui m’aime, avec qui j’allais me marier et qui serait vierge comme moi.
Ensuite très peu de garçons, soyons clairs, voulaient se marier (surtout à 15 ans autant qu’à 17, 20 ou 23 ans d’ailleurs). Ce qui rapetissait encore plus le nombre de prétendants.
Cela a été un véritable dilemme. Pour mes parents, j’avais envie d’être une gentille fille, mais quand même j’allais pas raté ma vie pour leur faire plaisir. Seules alternatives : soit j’attendais patiemment le prince charmant pour une durée indéterminée (voire jusqu’à la ménopause), soit j’acceptais un second choix, c’est-à-dire un mec ayant déjà servi, voulant se caser et voulant bien attendre de me passer la bague au doigt et de danser comme un con avec mes parents après la cérémonie avant de passer (enfin) aux choses sérieuses…
Je me souviens de la pression sur mes petites épaules d’adolescente de 15 ans, des hormones en ébullition 24h sur 24 à côté des sermons sur la pureté de mon hymen. En revanche je n’ai jamais entendu parler de la pureté d’un pénis, ou en tout cas la pression masculine était bien moindre.
La pire pression était que ma virginité était tellement sacrée que je devais craindre (à tous les coins de rue) qu’on ne me la vole. Parce que si je faisais ça avec n’importe qui ce serait trop tard, je ne serais plus pareille.
Très vite ça m’a gavée… J’ai attendu jusqu’à 17 ans, avec ma main droite (et gauche d’ailleurs) à fantasmer sur le prince charmant, j’avais repéré un beau gars qui me faisait la cour quand j’étais à l’internat. J’avais plusieurs cibles en cours et j’ai dû procéder à une sélection. C’est tombé sur Paulin. Je lui ai donné rendez-vous ce jour-là dans ma chambre vers minuit. Nous sommes partis ensuite dans une pièce isolée, on a fait l’amour une fois sur le sol. Et puis une deuxième fois dans les escaliers, j’étais assise sur lui. Je faisais la fille qui avait l’habitude parce qu’il ne savait pas que c’était la première fois pour moi (enfin la deuxième du coup). Et j’ai dû être plutôt convaincante puisqu’il m’a demandé de penser à prendre la pilule pour la prochaine fois. Mais pas parce qu’il commençait à m’aimer, mais parce qu’il n’aimait pas mettre de préservatif. Je ne l’ai plus jamais revu. En plus j’ai appris quelques jours après qu’il sortait depuis longtemps avec une copine d’une voisine.
Et moi, j’étais satisfaite, j’étais enfin débarrassée de ce sacro-saint hymen. Personne ne me l’avait volé, c’est moi qui en avais fait cadeau à celui que j’avais choisi (même s’il n’en était pas conscient) et que j’avais aimé pour quelques heures.
Ensuite, j’ai pu être amoureuse et romantique… En toute lucidité.
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Commentaires
Sur le sol, puis dans les escaliers, deux endroits assez originaux pour ta première fois, Charlotte !
Moi je me suis contenté d'un...lit à..."22"ans (rhoo le has been !!)
Oui, je suis musclé du poignet gauche, et alors ? je faisais aussi du ping-pong ! ouf
:-)
Ecrit par : Papillon de nuit | 27.03.2006
Et bien...heureusement que TON choix a dépassé la morale que tu avais reçue, d'ailleurs le sol; les escaliers,tu n'as pas cherché à faire classique le goût de la liberté était bien ancré.:)
N'ayant jamais été confrontée au poids de la religion, je constate que j'ai pourtant été plus "tardive" que toi (plus de 18 balais ...).
D'ailleurs pas même sure que ce se soit fait en une seule fois,alors pour ce qui est du choix en toute conscience et lucidité, tu as vraiment bien "joué" :)
Ecrit par : Céline | 27.03.2006
En cinquante ans l'age moyen où les jeunes filles perdent leur virginité, locution absurde comme tomber enceinte, n'a pas beaucoup varié. Toujours cette peur, de la morale, de la douleur de l'inconnu. Les femmes sont-elles libérées ?
Quant à la malédiction du doigt c'est bien simple, à part pour les confesseurs lubriques, elle n'existait pas. cette petite pratique n'était même pas admise chez les garçons, (d'où menaceS de surdité et autres balivernes) alors chez les gamines !!
En cas de prise sur le faite il y 50 balais c'était une catastrophe direct chez le médecin. Et aujourd'hui ?
Ecrit par : teddy bear | 27.03.2006
C'est vrai, pour la "malédiction de doigt".(les choses ont changé tout de même :))
Et tout le paradoxe (mais est-ce si étonnant lorsque l'on sait que la vie religieuse exclut tout plaisir de la chair, donc par la même se fait la complice des abus de toute sorte...)est que dans les insitutions religieuses, et de tout temps, les curés ou bonnes soeurs se sont parfois adonnés à des caresses sexuelles sur les enfants et adolescents...
Comme quoi, le doigt n'était pas toujours celui que l'on accusait...
Pour l'âge de la défloration des jeunes filles, si le chiffres ont bien baissé, il est environ de 15 ans ,beaucoup font aussi l'amour pour faire comme leurs copines et ne pas avoir l'air "idiotes"sans toujours y être réellement prêtes,mais c'est bien dans la seconde moitié de l'adolescence que le jeunes filles commencent leur vie sexuelle pour un grand nombre.
Ensuite, en effet, toutes ne sont pas "libérées",de cette vision qui comme l'explique bien Charlotte voudrait que les femmes soient plus pures que les hommes, on ne se pose pas trop de questions au sujet des jeunes garçons, une fois de plus, la femme comme objet du désir mais pas entièrement libre de son corps dans les mentalités...
La contraception a beaucoup fait évoluer les choses, puisque la peur d'être enceinte est bien en arrière plan de la vie sexuelle des jeunes filles ,le planning familial aussi ,n'importe quelle ado pouvant consulter sans passer par ses parents ou son médecin traitant .
Je pense que le début de la sexualité des femmes a donc bien changé et qu'elles sont bien plus libérées avec la pilule (et le préservatif car il s'agit aussi de se protéger du sida et autres maladies.),c'est un fait que l'on constate et qui n'a plus rien à voir avec la génération précédente.
Le problème continue à se poser , en revanche, chez les jeunes filles de religion musulmane, l'on sait que( pour celles qui ont couché avant le mariage), des reconstructions de l'hymen se pratiquent pour certaines.
D'où l'importance de parler de sexualité à l'école, et d'informer sur les pratiques contraceptives ,et plus largement de continuer à déculpabiliser toutes celles qui vivraient mal leur sexualité, que ce soit pour des raisons d'ordre religieux , familial ou éducatif.
Ecrit par : Céline | 27.03.2006
@ Céine
Comment expliquez-vous que la pédophilie concerne également des pofs, par exemple, mais aussi des pères de famille ?
Ecrit par : ff | 27.03.2006
Manque de pot je maintiens !
"17 ans et demi, c'est l'âge moyen auquel les Français et Françaises ont leur premier rapport sexuel. Plus exactement, 17,4 ans pour les premiers et 17,6 ans pour les secondes, contre 17,9 ans et 18,9 ans pour les générations nées entre 1944 et 1953. Ce "rapprochement des calendriers masculin et féminin d'initiation sexuelle tend à se produire partout dans le monde", explique l'Institut national d'études démographiques (Ined) dans le numéro de juin de sa revue Population & Sociétés.
Ecrit par : teddy bear | 27.03.2006
15 ans ne représente en effet qu'un tiers environ de la population interrogée, les chiffres varient en tout cas selon les sondages ,et selon si les jeunes filles de 16 à 20 ans ont été interrogées (16 ans 1/2 pour cette classe d'âge),ex:
-enquete Durex :
Les “premières fois” de plus en plus
précoces…
Les jeunes sont plus précoces que les générations précédentes : les plus de 45 ans avaient 18,2 ans lors de leur premier rapport, les 21-24 ans en avaient 17,5 et les 16-20 ans ont en moyenne 16,5 ans lors de leur “première fois”.
-29% des personnes participant à l'enquête ont perdu leur virginité à 16 ans ou moins.
Les 16-20 ans ayant répondu à l'enquête
ont tendance à perdre leur virginité de plus en
plus tôt et deviennent sexuellement actifs à
partir de 16 ans et demi.
Ou l'OMS :
Parmi les enfants âgés de 15 ans, 10 à 38% des filles et 23 à 42% des garçons ont indiqué qu’ils avaient déjà eu des relations sexuelles. L’âge moyen du premier rapport sexuel allait de 13,78 à 14,86 ans pour les garçons et de 14,22 à 15,53 pour les filles.
Si l'on prend plusieurs sondages la constante de 30% environ à 15 ans dénote d'une rajeunissement qui n'est pas négligeable, 30% c'est beaucoup...mais en effet pas représentatif de la totalité .
Sinon, pourquoi "manque de pot?"
Ecrit par : Céline | 27.03.2006
Et la malédiction de la carotte, du concombre, de la bougie? Nan?
Bon ok… passons…
:-)))
Ecrit par : Charlotte | 28.03.2006
Céline :
Manque de chance, de pot, nos chiffres ne concordent pas, ce qui dénature le fonds du débats.
A quand la malédiction du Canard WC vibreur.?
Ecrit par : teddy bear | 28.03.2006
Non,je pense que le fond du débat n'est pas dénaturé,il y a un rajeunissement mais pas autant que les media,par exemple, voudraient le faire croire parfois.
Après,la malédiction de la carotte, du concombre,etc...là franchement je ne sais pas :)).
Ecrit par : Céline | 28.03.2006
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